17 novembre 2009

L'ARMEE DES 12 SINGES


Synopsis : Nous sommes en l'an 2035. Les quelques milliers d'habitants qui restent sur notre planete sont contraints de vivre sous terre. La surface du globe est devenu inhabitable à la suite d'un virus ayant décimé 99% de la population. Les survivants mettent tous leurs espoirs dans un voyage à travers le temps pour découvrir les causes de la catastrophe. C'est James Cole, hanté depuis des années par une image incompréhensible, qui est désigné pour cette mission.

Réalisation: Terry Gilliam
Année: 1996

Note: 5/5


  • MON PETIT AVIS
A quoi reconnait-on un film culte? A la façon dont il vous scotche sûrement. Lundi soir, alors que je zappais péniblement à la recherche desespérée d'un programme intéressant, je tombe sur Arte qui rediffuse "L'armée de 12 singes". Me voilà donc embarqué dans ce film (alors que je l'ai en DVD).
Le plaisir est intact. Ce film est géant par sa folie, ses inventions, ses interprétations, son sens, sa musique. A chaque fois que je le regarde, je prend une claque. En le visionnant hier, j'ai à nouveau eu le sentiment que Terry Gilliam est un réalisateur qui ose tout. Qui n'a pas froid aux yeux. Car son film, malgré un casting de star, est un vrai film d'auteur aux ambitions démesurée.
Le futur qu'il nous raconte ressemble à celui de Brazil, un avenir sombre où se mélange technologie avancée et machines archaïques. Le voyage dans le temps qu'il nous propose est unique, car il est à 2 doigts de la schizophrénie. Le personnage de James Cole n'arrive tellement pas à admettre ses voyages dans le temps, qu'à un moment on est à la limite de penser comme lui, alors que tout nous prouve le contraire. Bruce Willis (avec son fameux tatouage en code barre dans la nuque) campe son personnage à la perfection. Et il fallait un Brad Pitt tout aussi déjanté pour obtenir un casting parfait. La scène de l'asile est hallucinante, et pas loin de rappeler celles de "Vol au dessus d'un nid de coucou".
Terry Gilliam à la caméra, nous offre des plans incroyables, avec des partis pris osés. Il faut être sacrement gonflé pour faire un film avec autant d'énergie du début à la fin.
Bref ce film est juste épatant. Même si en le revoyant, j'ai été surpris par le coup de vieux des effets speciaux, et nottament les incrusts voitures qui ne marchent plus du tout.
J'ai retrouvé sur le net, le court métrage de Chris Marker qui a inspiré ce film. Si vous avez 26 minutes, je vous conseille de regarder ce petit chef d'oeuvre datant de 1962.

  • LA BANDE ANNONCE



  • LA JETEE



  • FILMOGRAPHIE DU REALISATEUR
  • (2009) L'imaginarium du Docteur Parnassus
  • (2005) Tideland
  • (2005) Les frêres Grimm
  • (1998) La vegas parano
  • (1996) L'armée des 12 singes
  • (1991) Fisher king
  • (1988) Les aventures du Baron de Munchausen
  • (1985) Brazil
  • (1981) Bandits, Bandits

16 novembre 2009

ANGES & DEMONS

Synopsis : Une antique confrérie secrète parmi les plus puissantes de l'Histoire, les "illuminati" qui s'était juré autrefois d'aneantir l'Eglise catholique, est de retour. Le Pr Langdon a peu de temps pour comprendre ce qui se trame contre le Vatican et déjouer ces nouveaux crimes. Une contre contre la montre et les tueurs qui démarre tel un jeu de piste...


Réalisation: Ron Howard
Année: 2009


Note: 2/5


  • MON PETIT AVIS
C'est typiquement le genre de film ou franchement l'industrie Hollywoodienne me fatigue. C'est d'un formatage déconcertant. Tout y est savamment dosé, le script passé à la lessiveuse pour qu'il n'y ai aucune tache, la petite couche de verni avec des effets visuels bluffant techniquement , et la mise en scene de Ron Howard efficace mais tellement peu personnelle.
A la base il y a bien sûr le bouquin. Je n'avais pas lu celui là, car je n'avais pas particulierement aimé le Da Vinci code. Ce sont des polars de plage, et sous couvert d'un peu de culture chrétienne, on nous fait passer ça pour un bouquin d'histoire...
Bref dans Anges et Demons, on assiste à une classique chasse à l'homme, certes dans un décor magnifique qu'est la splendide Rome, mais ce n'est qu'un polar, dont on grille les ficelles très vite. Suffit de voir le Casting, quand on voit Mac Gregor dans un petit rôle, on se pose des questions....et on a les réponses.
Je n'ai pas détesté ce film, ça se regarde plutôt bien même, mais sans plus. La musique d'Hans Zimmer est quant à elle plutôt reussie, comme d'hab.
Mais franchement, ce cinéma là commence à me fatiguer. Car c'est toujours le même produit qu'ils nous servent, en changeant uniquement l'emballage.
Les américains sont écologiques, ils font du recyclage, et ça marche, ça rapporte un max.
  • LA BANDE ANNONCE
  • FILMOGRAPHIE DU REALISATEUR
  • (2009) Anges et Démons
  • (2008) Frost/Nixon, l'heure de vérité
  • (2006) Da Vinci Code
  • (2005) De l'ombre à la lumière
  • (2003) Les disparues
  • (2001) Un homme d'exception
  • (2000) Le grinch
  • (1999) En direct sur Edtv
  • (1996) La rançon
  • (1995) La rançon
  • (1994) Le journal
  • (1992) Horizons Lointains
  • (1991) Backdraft
  • (1989) Portrait craché d'une famille modèle
  • (1988) Willow
  • (1985) Cocoon
  • (1984) Splash

LES CHORISTES


Synopsis : En 1948, Clément Mathieu, professeur de musique sans emploi accepte un poste de surveillant dans un internat de rééducation pour mineurs; le système répressif appliqué par le directeur, Rachin, boulverse Mathieu. En initiant ces enfants difficiles à la musique et au chant choral, Mathieu parviendra à transformer leur quotidien.

Réalisation: Christophe Barratier
Année: 2004


Note: 3/5




  • MON PETIT AVIS
C'est un film que j'avais déjà vu, mais comme mon blog n'existait pas à l'époque. Je profite donc de la scéance que j'ai faite à mes enfants pour vous parler de ce film, qui fit "carton plein" à sa sortie.
Nous voilà dans un cinéma dans la pure tradition française. Tellement, dans cette voie, que j'ai même du mal à le dater. ça me parait hors d'age. Alors oui, les acteurs sont plutôt attendrissant, oui la mise en scène est propre, oui la musique de Bruno Coulais est magnifique (en tout cas elle reste bien en tête, car ça fait 2 jours que je chante "vois sur ton chemin").
Mais au final, c'est pas ma tasse de thé. En le regardant à nouveau, je ne me suis pas ennuyé, mais j'ai senti les grosses ficelles, celles qui nous poussent à rire ou à pleurer. Un cinéma innofensif qui nous prend par la main et nous accompagne dans l'émotion avec toujours cette petite attention délicate "Attention à la marche".
C'est efficace, un poil trop nostalgique, risquant de creer un sentiment reactionnaire chez certains. Mais il faut reconnaitre, que le cinéma français sait fabriquer des oeuvres techniquement de grande de qualité.
Il y a juste une chose qui m'a frappé en revoyant l'histoire. Le film commence par Morhange devenu concertiste qui reçoit la visite de Pepinot ( un ancien de l'école). Quand ce dernier lui montre la photo de classe, Morhange a du mal à reconnaitre Clément Mathieu, il ne connait même plus son nom, sa tête lui dit vaguement quelque chose. C'est quand même le mec qui lui a changé sa vie, trouvé une vocation,...comment a t'il pu l'oublier?...c'est les mystères du cinéma.
  • LA BANDE ANNONCE
    • FILMOGRAPHIE DU REALISATEUR
    • (2008) Faubourg 36
    • (2004) Les chorsites

    12 novembre 2009

    LES BEAUX GOSSES

    Synopsis: Hervé, 14 ans, est un ado moyen. Débordé par ses pulsions, ingrat physiquement et moyennement malin, il vit seul avec sa mère.
    Au collège, il s'en sort à peu près, entouré par ses bons copains.
    Sortir avec une fille, voilà qui mobilise toute sa pensée. Hélas, dans ce domaine, il accumule râteau sur râteau, sans toutefois se démonter.

    Réalisation: Riad Sattouf
    Année: 2009

    Note: 3/5


    • MON PETIT AVIS
    Apparemment Riad Sattouf dessine et parle des jeunes depuis un moment maintenant (je dis apparemment, car je n'ai malheureusement lu aucunes de ses BD) . C'est donc en connaissance de cause que son premier film se concentre sur ce sujet. Et il faut avouer qu'il le maitrise plutôt pas mal cet âge ingrat. C'est donc avec plaisir que j'ai suivi les aventures d'Hervé à la conquête de sa virilité.
    Pour moi, la grande force du film c'est les personnages secondaires qui sont parfaits. Toujours à la limite de la caricature, mais c'est loin de déranger car c'est on y lit une sorte de "moyenne générale" de nos anciens profs de sport, français, anlgais, CPE,....
    Les acteurs sont justes (Noemie Lvovsky, est géniale), certains dialogues tordants.
    J'ai passé un agréable moment, mais au final, je ne sais qu'en penser. Cinématographiquement c'est assez pauvre, la lumière est plate, la mise en scène se contente de regarder les acteurs.
    Au final, j'ai l'impression que le réalisateur a voulu raconter son histoire, là ou moi j'aime quand on la met en image.

    • LA BANDE ANNONCE
    • FILMOGRAPHIE DU REALISATEUR
    • (2009) Les Beaux gosses.

    THE CHASER

    Synopsis: Joong_ho, ancien flic devenu proxénète, reprend du service lorsqu'il se rend compte que ses filles disparaissent les unes après les autres. Très vite, il réalise qu'elles avaient toutes rencontré le même client, identifié par les derniers chiffres de son numéro de portable. Joog-Ho se lance alors dans une chasse à l'homme, persuadé qu'il peut encore sauver Mi-Jin, la dernière victime du tueur.

    Réalisation: Na Hong-Jin
    Année 2009

    Note: 4/5


    Interdit au -12 ans


    • MON PETIT AVIS
    C'est un fait établi. La Corée produit des polars de qualité. Et c'est encore le cas avec "The Chaser". Na Hong-Jin, dont c'est le premier film, n'a pas froid aux yeux. Ce qui m'a le plus marqué, c'est le jusqu'auboutisme dans lequel il nous entraine. En regardant ce film, je me suis aperçu que j'étais formaté par les codes du cinéma Américain. Plus l'énigme avance, et plus je me dit "Il va pas faire ça!". Et si!...il ose! Quel vent de fraicheur, ça fait un bien fou! C'est atroce, tendre, violent, doux, humain, inhumain...tous les sentiments passent sans concession.
    La Lumière est froide, la mise en scène est dynamique sans trop d'effets de style, les personnages sont bien travaillés.
    Cependant cela reste un scénario "classique" d'une chasse à l'homme. Je n'ai pas eu le coup de coeur que j'avais ressenti en regardant "Old Boy" de Park Cahn-Wook ou "Memories of murder" de Bong Joon-Ho.
    Je recommence tout de même ce film, et il est certain que je vais suivre attentivement la carrière de ce réalisateur prometteur.
    • LA BANDE ANNONCE

    • FILMOGRAPHIE DU REALISATEUR
    • (2008) The chaser

    9 novembre 2009

    MY SASSY GIRL

    Synopsis : A New York, Charlie, 20 ans, préfère étudier le commerce plutôt que de perdre son temps avec des filles. Un jour, il rencontre Jordan, très belle, très ivre aussi : dans le métro, elle vomit sur un vieil homme et perd connaissance. Il s'occupe d'elle... Débute alors une relation intense, faite de défis idiots, de moments romantiques et de séparations brusques. Ces deux-là vont-ils pouvoir s'aimer ?

    Réalisation: Yann Samuell
    Année: 2008

    Note: 2/5

    • MON PETIT AVIS
    Apres "Jeux d'enfants", j'attendais sereinement le nouveau film de Yann Samuell. Mais quelle déception!! Le film est plein de bons sentiments, ça ressemble à un joli petit conte de noël que l'on raconte aux jeunes filles. La mise en scène est plutôt maitrisée, mais les effets de styles n'arrivent pas à pimenter l'aventure. La photo est plutôt propre mais sans reel parti pris. J'ai été consterné par la musique, sorte de soupe comico-romanesque utilisé 2000 fois dans ce genre de comédie. Tant pis!...c'est surement un film de commande pour Yann Samuell, une porte d'entrée discrete vers le cinéma américain. Je lui souhaite de retrouver vite le chemin du second degrés. De mon côté, je vais essayer de trouver l'orginal, car je viens d'apprendre que c'est le remake d'un film coreen. Qui sait, l'original cache peut-être des trésors que les américains ont oublié dans leur version éponyme.
    • LA BANDE ANNONCE
    • FILMOGRAPHIE DU REALISATEUR
    • (2009) My sassy girl
    • (2003) Jeux d'enfants